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Irena Tatiboit - Artiste peintre - Peinture contemporaine

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Irena Tatiboit, artiste, peinter, performer. I am practicing both dancing and painting. I consider these two means of expression as complementing each other. Their contrasting aspects enrich the questioning which is at the center of my reflexion concerning artistic creation. At the core of my work, pictorial matters and the dancing body nourish each other, and plastic creation becomes the living metaphor of motion.
My way of painting comes from my experience of movement in dancing; more particularly from a technique I have developed step by step in order to create new movements (gestures) when improvising in dancing. I define this conduct as a reconstruction of a deconstructed movement. Deconstruction is based on the principle of isolation. This principle which can be equally applied to motion, space, and plane depth or to the idea of emptiness or of fullness enables to define different elements which I combine together in infinite variations. However this process is always the result of an intentional choice. In order for it to take its full meaning, the mental demands to which it obeys must be submitted to chance. Creation requires some constraints, and in my painting water plays this part. Water permits the conflicting elements of reconstruction to reveal themselves, and to display the premises of representation. Paintings are presented on a piece of wood of variable thickness. They may be square or rectangular, one or two-sided with sliding or mobile elements. The paintings may be hung, laid or handled. Diptychs or triptychs are my favourite shapes. Most of the time I use acrylic paint and cover the edge of the painting.
Français
 
Irèna Tatiboit, artiste peintre, chorégraphe, plasticienne : « Mon activité artistique concerne à la fois la danse contemporaine, la peinture contemporaine et la photographie. Ces trois domaines d’expression se complètent à mes yeux ; leur contraste enrichit le questionnement qui préside à toute ma réflexion et qui concerne le geste artistique. Au sein de mon travail, le matériau pictural et le corps-danseur se nourrissent l’un l’autre, et l’acte plastique se fait la métaphore du mouvement vivant »
Ma manière de peindre puise dans mon expérience du mouvement de la danse. En particulier, dans une technique que j'ai peu a peu été amenée à élaborer pour créer des mouvements nouveaux dans l'improvisation dansée. Je définis ce procédé comme une reconstruction du mouvement déconstruit. La déconstruction repose sur un principe d'isolation. Ce principe, qui peut s'appliquer indifféremment au mouvement, à l'espace, au plan, à la profondeur, ou encore à l'idée de vide et de plein, me permet d'obtenir différents éléments que j'agence les uns avec les autres dans des combinaisons aux variations infinies. Mais cette opération reste toujours le fruit d'un choix volontaire. Pour qu'elle puisse prendre toute sa dimension signifiante, il faut que l'exigence cérébrale à laquelle elle obéit soit soumise à la logique du hasard. La création nécessite donc une certaine contingence et c'est à l'eau que revient ce rôle dans mon travail pictural. L'eau permet au jeu d'opposition des éléments de la reconstruction de se révéler et de poser les prémisses de la figuration. Le tableau est présenté sur une construction en bois d'épaisseur variable, de forme carrée ou rectangulaire, à double face, coulissant ou avec des éléments mobiles. Il est à suspendre, à poser ou à manipuler. Les formes de diptyque et de triptyque sont mes préférées. La peinture, le plus souvent acrylique, dépasse les surfaces planes et couvre la tranche du tableau.